Ordre général n° 1
Les militaires des réserves font preuve de la plus grande bonne volonté. L’exactitude avec laquelle ils ont rejoint les drapeaux prouve qu’ils comprennent l’importance et l’étendue de leur devoir.
Mais la meilleure bonne volonté serait insuffisante si l’action des cadres n’assurait pas la coordination des efforts.
Le premier résultat à obtenir est l’établissement d’une exacte discipline dont la manifestation extérieure sera la correction de l’attitude et de la tenue, même en dehors du service et l’observation des marques extérieures de respect à l’égard des supérieurs de tout grade et de toute arme ou service.
Sous ce rapport, il y a beaucoup à faire dès à présent.
Il importe qu’aucune négligence de tenue, mollesse ou laisser aller d’attitude ne soit tolérée.
Les chefs de corps ou de service et spécialement les commandants d’armes ou de cantonnement doivent être rendus effectivement responsables des abus qu’ils ne sauraient pas réprimer et faire cesser immédiatement.
Une action vigilante et ferme s’impose à cet égard à tous les officiers généraux.
Il ne leur échappera pas d’autre part que l’instruction et la préparation à l guerre doit être poursuivie concurremment avec la mobilisation et la concentration des unités.
L’exécution des marches quotidiennes et la pratique d’exercice de combat offensif pour la section encadrée ont une importance de premier ordre pour les troupes d’infanterie.
La remise en mains des troupes d’artillerie et de cavalerie serait faite d’après le même principe.
Lyon, le 6 août 1914.
Signé : d’Amade.