18 h. [...] Je reçois aujourd’hui votre lettre du 19, cela devient merveilleux comme promptitude et régularité ; il est regrettable qu’il n’en soit pas de même en sens inverse. Impossible de vous écrire aujourd’hui longuement, le général est venu nous voir et ne nous a quitté qu’après 5 h. ; ensuite le courrier militaire du régiment et vous, ma pauvre Louise, vous passez la dernière.
Dimanche très triste dans la pluie et la boue. Ce matin, messe à Rufffey, à 5 kilomètres. J’ai galopé presque tout le temps pour me réchauffer ; j’ai heureusement une jument très solide (qui s’appelle Jane). Si elle n’était pas un peu ombrageuse ce serait une bête parfaite. J’ai communiqué par lettre hier soir à Marie* les renseignements que m’avait donnés votre lettre d’hier sur les militaires de la famille. – Toujours pas de nouvelles de Joseph.
* Marie, épouse de Joseph