*Solde des sous-officiers. – Circulaire n° 1 484-4/5 du 15 octobre 1914. – Des doutes se sont élevés au sujet du droit à la solde mensuelle des sous-officiers libérables au cours de la guerre après 5 ans de service révolus et maintenus au corps sans rengagement du fait seul de la mobilisation. Les dispositions de la décision du 12 septembre 1914 n° 9 693-1/11 ne font pas obstacle à l’application de l’art. 62 de la loi de 1905, spécifiant que les sous-officiers de toutes armes restant sous les drapeaux au-delà de cinq ans de service ont droit à la solde mensuelle à partir du commencement de la 6e année de service. Par suite les sous-officiers rengagé »s arrivant à l’expiration de leur 6e année de service au cours de la campagne doivent être admis à la solde mensuelle à l’exception seulement des sous-officiers rengagés dans les conditions de l’art. 44 de la loi du 7 août 1913 et ayant opté pour les avantages pécuniaires spéciaux prévus par et article.

*Employés aptes à faire campagne. – Le ministre signale à la date du 15 octobre 1914 sous le n° 11 715-1/11 que les prescriptions de sa circulaire n° 10 596-1/11 du 26 septembre 1914 relative au remplacement des employés sédentaires aptes à faire campagne par des hommes du service auxiliaire ou par des RAT. ainsi que celles déterminant le jour de départ après al date d’arrivée au dépôt ne paraissent pas avoir été strictement observées. Le général commandant la 8e région rappelle ces prescriptions qui doivent être rigoureusement appliquées.

*Instruction du gouverneur sur les travaux et les exercices de la garnison. – A partir de samedi 24 courant, le 118e organisera défensivement la position au nord-ouest d’Ahuy et le 115e la position d’Hauteville, cote 435, ferme Lapérouse. Des instructions sur l’organisation de ces positions seront envoyées aux commandants de ces régiments par le colonel commandant le génie de la place. Le 115e travaillera tous les jours impairs et le 118e les jours pairs. – I. Tous les officiers commandant une troupe allant à l’exercice ou à une marche, ou à un travail de fortification doivent conduire leur troupe au départ et à la rentrée, assister à tout l’exercice ou le travail et veiller à ce que le temps soit employé le mieux possible. Au travail de tranchée, on travaillera chaque heure de 0 minutes à 23 minutes. Et de 30 minutes à 53 minutes. Les montres étant réglées sur la gare. – II. Les Tranchées doivent être faites non en ligne droite, mais par éléments d’au plus 5 mètres dans une direction. Des traverses ou des coudes brusques des tranchées doivent avoir lieu environ tous les 5 mètres de façon à localiser les effets des obus explosifs tombant dans la tranchée. – III. La tranchée doit être faite pour homme debout et ne pas avoir au sommet plus de 1,30m. de large. – IV. Les abris blindés doivent contenir au plus 12 hommes et avoir comme dimensions environ 4 mètres sur 2. – V. On doit éviter les angles vifs et tout ce qui peut rendre les tranchées visibles aux aviateurs. Dans ce but on emploiera les haies artificielles et les moyens convenant au terrain où on se trouve. – VI. Les tranchées de première ligne doivent avoir en arrière d’autres tranchées distantes de 100 à 200 mètres dans lesquelles la plus grande partie des hommes des tranchées de 1re ligne pourront se réfugier si les premières sont soumises à un tir réglé d’artillerie. Ces diverses lignes de tranchées seront reliées par des boyaux de communications. – VII. Tous les hommes seront présents. Les commandants de Cie. seront en mesure de fournir la situation des indisponibles qui devront être en très petit nombre. Ne pourront pas être considérés comme indisponibles, les cuisiniers, ordonnances, etc. Les scribes devront comprendre au plus le sergent-major et le fourrier. Les caporaux travailleront comme le soldats. – VIII. Les troupes partiront de leur cantonnement à 5 h. 30 et ne cesseront le travail qu’à 4 h. 45. Le repas du matin sera préparé sur le terrain et mangé de 11 h. à 11 h. 30. – IX. Les hommes des sections de mitrailleuses éventuelles organiseront les abris spéciaux pour mitrailleurs. – X. Les médecins seront présents de 12 heures à 16 heures et feront des exercices de brancardiers. Les musiciens prendront part à ces exercices. – XI. Les musiques qui ont été organisées dans les régiments travailleront le matin aux tranchées et le soir participeront aux exercices de brancardiers. – XII. Dans les marches les brancardiers et musiciens doivent porter les brancards comme au combat, à raison d’un brancard pour 4 brancardiers. Chaque groupe de 4 brancardiers ou musiciens portera un faux blessé pendant 3 kilomètres. Ceux qui n’y seraient pas aptes seront versés dans le rang. – XIII. Tous les exercices ou marches doivent être faits par tous les hommes et les sous-officiers avec le sac complet. – XIV. En un mot on ne doit pas oublier qu’on est en guerre et que les tolérances du temps de paix ne sont pas acceptables dans les circonstances actuelles.

*MM. les commandants de Cie. qui ont payé les bougies nécessaires aux lanternes de barrage des routes voudront bien adresser les factures acquittées à l’officier d’approvisionnement pour en poursuivre le remboursement.

*Vin. – En raison de la cherté du vin dans la région, MM. les commandants de Cie. sont informés qu’ils devront s’approvisionner chez M. Edmond §Briottet, rue Berlier, n° 12, Dijon, qui cède le vin à raison de 32 f. l’hectolitre plus les droits de régie savoir : 1,70 f. par hectolitre. MM. les chefs de bataillon centraliseront les demandes des Cies. de manière à permettre au fournisseur d’envoyer des feuillettes de 230 litres et ½ feuillettes de 115 litres. Les demandes seront adressées à l’officier d’approvisionnement.

*Les compagnies remettront lundi au bureau du lieutenant-colonel, les noms des hommes qui désireraient changer de Cie. pour convenances personnelles, ainsi que les Cies. auxquelles ils demandent à être affectés.

*Havresacs. – Les compagnies feront connaître demain au rapport les quantités de havresacs qui leur manquent pour en doter tous les hommes qui en sont dépourvus ( en y comprenant les vélos, sergents-majors et ordonnances auxquels cet effet a été enlevé ). Sur le même état, elles porteront les quantités de paquets de cartouches nécessaires pour porter à 120 la dotation de chaque homme.

*Punitions. – D...t Firmin canonnier au 48e d’artillerie ; V......t Louis soldat à la 8e section de COA. deux jours de prison % du général gouverneur : « Rencontrés en ville la nuit tombée, montés sur une bicyclette non pourvue d’une lanterne. » - P.......t E. et M...n P. canonniers au 48e d’artillerie, 8 jours de cellule % du général gouverneur : « Etant de garde, se sont absentés de leur poste et ont été rencontrés se promenant en ville. »

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.