*Mutations. – L’adjudant Palmier cl. 1894 de la 3e Cie. passe à la 6e Cie. à la date du 1er décembre.

M. le lieutenant Paoletti commandant la 3e section de mitrailleuses passe à la 1er section ;

M. le sous lieutenant Milhe commandant la 1re section de mitrailleuses passe à la 3e section ;

Le sergent Bache cl. 1896 de la 11e Cie. passe à la 8e Cie. – Le soldat Girard de la 11e Cie. passe à la 5e Cie. – Ces mutations se feront à la date de demain 25 courant. – A dater de demain également la 1re section de mitrailleurs prend le n° 3 et la 3e le n° 1.

*Eau bouillie. – Quelques cas de fièvre typhoïde étant signalés au 273e d’infanterie et à l’ambulance de Ludes, le médecin-chef de service recommande une fois encore de faire bouillir l’eau ; MM. les médecins devront passer journellement dans les cantonnements des Cies. pour s’assurer que cette prescription est rigoureusement observée et signaleront au lieutenant-colonel les Cies. qui ne s’y conformeraient pas ; il y a là une question d’intérêt vital pur tout le monde.

*Trains. – TR. et TC. – Le lieutenant-colonel a remarqué hier que quelques voitures des trains étaient dans un état de saleté repoussant et certains attelages fort mal entretenus. En temps de guerre plus qu’en temps de paix il est absolument indispensable que les animaux aient au moins un pansage sérieux par jour ; et que les harnais soient toujours graissés et bien ajustés, les voitures nettoyées, autrement on s’exposerait à avoir de gros déboires au moment où l’on aurait précisément besoin de son convoi, sans lequel la troupe ne peut vivre. Les conducteurs qui seraient signalés comme soignant mal leurs chevaux seront punis et remis dans le rang comme soldats de 2e classe.

*Tambours et clairons. – Le lieutenant-colonel a constaté hier que les tambours et clairons ne faisaient absolument rien à l’école malgré les avertissements qu’il leur a déjà donnés ; il les prévient une dernière fois que si d’ici huit jours ils ne modifient pas leur façon de faire et n’ont pas fait de progrès, il les renverra dans les tranchées avec leurs bataillons.

*Bains. – Demain à 12 h. 30, bains douches pour la CHR. et 2 compagnies du 2e Bon.

*Le général commandant le secteur de Reims a remarqué en traversant les cantonnements occupés par la division que des isolés, des corvées, des conducteurs de voitures, etc. circulaient sans armes. Le général commandant la division invite les chefs de corps et de services à rappeler à tous leurs subordonnés les prescriptions réglementaires à ce sujet.

*MM. les chefs de bataillon feront connaître demain matin, au lieutenant-colonel, les noms des militaires de leurs bataillons, gradés ou non, qui par leur profession civile ou pour toute autre cause seraient capables de coopérer théoriquement ou pratiquement à la fabrication de graisses et huiles, en utilisant les issues des centres d’abat des troupeaux de bétail.

*Note relative à l’abattage des bois. – Comme suite aux prescriptions de la note n° 1141, du 16 novembre, du général commandant la Ve armée relative à l’abattage des bois, le général commandant le secteur de Reims prescrit :

a / qu’aucune coupe de bois ne devra être faite en bordure du canal et dans la zone située au nord des routes de Reims à Cormontreuil, Taissy, Puisieulx ( et parc environnant ) ; le Puits ; Beaumont sur Vesle, à moins qu’elle n’ait pour but de constituer un abattis pour défense accessoire ;

b / les bordures des bois et taillis devront être respectées sur 15 à 20 mètres de profondeur afin de modifier le moins possible l’aspect des paysages ;

c / toute coupe devra être précédée d’une reconnaissance faite par un officier pour délimiter l’emplacement de l’abattage et marquer au préalable soit les arbres à abattre, soit ceux à réserver ;

d / les coupes devront toujours être exécutées par des détachements réguliers commandés par des gradés et jamais par des hommes isolés non surveillés. Les arbres devront être coupés au ras du sol ;

e / de préférence, faire des coupes à l’intérieur de la forêt de Reims, d’où les bois peuvent ensuite être transportés à pied d’œuvre au moyen des attelages et chariots dont disposent les parcs.

*Rétrogradation, cassation. – « Le président de la République française, sur le rapport du ministre de la guerre, décrète : article 1er. – Pendant la durée de la guerre, la rétrogradation ou la cassation des sous-officiers, brigadiers ou caporaux non rengagés sera prononcée par le chef de corps, après avis du commandant de l’unité à laquelle appartient le militaire intéressé. Les décisions à intervenir ne seront prises qu’après qu’auront été provoquées, autant qu’il sera possible, les observations de l’intéressé sur les faits relevés contre lui. – Article 2. – Le ministre de la guerre est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au journal officiel. »

Comme suite à la décision ci-dessus, tout gradé qui sera évacué sur le dépôt d’Avignon, sera rétrogradé.

*Mutations. – Les soldats Thomassin F. cl. 1892 et Batheye L. cl. 1906 de la 11e Cie. passent à la 5e Cie. à la date du 25 courant. – Les soldats Tardieu J. de la 1re Cie. et Signoret de la 2e Cie., détachés à l’Etat-major de la division comme maréchaux-ferrants, seront pris, à la date d’aujourd’hui, en subsistance par la CHR.

*Punition. – C......., brigadier, 12e escadron du train, 8 jours de prison % du général commandant le secteur de Reims : « A toléré que des conducteurs d’un convoi qu’il commandant n’aient pas leurs armes avec eux. »

*Mitrailleurs. – M. le lieutenant Paoletti, tout en conservant le commandement de la 1re section de mitrailleurs sera chargé de l’instruction générale des 3 sections du régiment.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.