Aujourd’hui journée insipide, occupée à des travaux de voitures. Je suis allé voir un moment le tir de notre grosse artillerie dont on voit les projectiles éclater sur les collines occupées en face de nous par les Allemands. Les journaux nous arrivent assez régulièrement au lendemain de leur date ; je parle des journaux de Paris dont nous ne sommes d’ailleurs éloignés que de 200 kilomètres. Vous me direz dans une de vos prochaines lettres si vous vous êtes procuré une carte de la région.