La nuit a été plus calme que l’après-midi. Il y a quelques progrès sur notre front, ici, mais pas aussi considérable qu’on l’espérait car la position ennemie est formidable.

Ici, nous nous apprêtons à fêter Noël dans la mesure de nos moyens, mais nous ne savons pas encore si une messe de minuit solennelle, à l’église, sera autorisée. En tous cas, si elle ne l’est pas, elle sera toujours dite dans des caves ou locaux particuliers par nos prêtres soldats. Vous ai-je dit que nous avions en plus du Père d’Anselme deux missionnaires maristes ou lazaristes.