*Erratum à l’ordre du régiment n° 55. – Mutation : lire Roux Marius, cl. 1896 , caporal de la 10e Cie., passe à la 3e section de mitrailleuses.

*Outils. – Il est fait remise à chacun des 1er et 2e bataillons d’une collection d’outils nécessaires au fendage du bois. Chaque collection comprend : 4 merlins emmanchés – 8 coins de fendeurs – 4 scies à bûches – 4 lames de scies de rechange – 2 tiers-point. – Ces outils seront passés en consigne au bataillon de relève.

*Mutations. – Le soldat Duclos Jules, cl. 1892, de la 4e Cie., passe à la CHR. comme ordonnance de M. le sous-lieutenant Ribes, à la date du 28 courant.

*Eau potable. – L’analyse bactériologique des eaux de tous les cantonnements de la division a fait connaître qu’elles étaient toutes contaminées et très dangereuses et qu’aucune d’elles ne doit être consommée sans être préalablement bouillie, en l’additionnant d’une légère infusion de thé ou de café. Les bonis des Cies. étant très élevés, le colonel prescrit que dans toutes les unités, à partir d’aujourd’hui, l’eau, non seulement devra être bouillie, mais additionnée également d’une très légère quantité de thé, alcool de menthe ou café ; MM. les chefs de bataillon et les médecins dans leurs bataillons, tiendront la main en passant des inspections quotidiennes dans les Cies. à ce que cet ordre soit exécuté et rendront compte sur le rapport journalier du service de santé du n° des compagnies qui n’auraient pas observé cet ordre.

*Ordre général n° 3

Le général commandant le secteur de Reims cite à l’ordre des troupes du secteur le maréchal des logis Dupont et le brigadier Montacq, du 41e régiment d’artillerie, pour le motif suivant : « Au cours d’un incendie, éclaté à Chigny, le 22 janvier, se sont portés avec courge et sang-froid au secours des victimes malgré le danger auquel ils s’exposaient et ont réussi à les sauver d’une mort certaine. »

Au quartier général le 24 janvier 1915. Le général commandant le secteur de Reims. Signé : Pélacot

*Marche en ville. – Le colonel a remarqué avant-hier des éléments d’une compagnie, en armes, traversant la ville au pas de route, sans ordre et à une allure d’enterrement. Il ne devrait pas avoir à rappeler, après 6 mois de campagne, qu’une troupe en armes, doit toujours circuler en ville, en ordre, au pas cadencé et en silence ; c’est justement parce que les tranchées donnent aux hommes un laissez aller contraire à la cohésion, qu’il faut, dans les cantonnements de repos, les remettre en mains et leur rappeler qu’ils sont des soldats. A chaque instant, du reste, des caporaux de relève, se promènent avec leurs hommes marchant en désordre ; ces mauvaises habitudes doivent disparaître. Par contre le colonel a rencontré hier les tambours et clairons allant au bain, marchant parfaitement au pas, à une allure très crâne et très enlevée ; il en félicite et les hommes et le tambour-major.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.