118e RIT

A travers les décisions de commandement du 118e territorial d'Avignon et des correspondances d'un capitaine de cette unité, la vie en secteur en 1914-1918

24 février 2006

Décision du 24 février 1915. - Verzenay

*Mutations. – Les gradés et hommes dont les noms suivent, détachés à la Cie. de mitrailleuses, sont reconnus inaptes à leur emploi ; ils cessent leur subsistance à cette unité à la date de demain 25 courant et rentreront à leurs compagnies aujourd’hui après al soupe du soir. 5e Cie. Grangeon, sergent ; Adam. – 3e Cie. Blanc Auguste ; Lombard Mathieu, sergent. – 4e Cie. Richaud. – 6e Cie. Coindre caporal ; Marrel. – 9e Cie. Decaup, caporal. – 10e Cie. Callot H. ; Lecca. – 11e Cie. Bourdarel ; Serre. – Blanc Guillaume, cl. 1891, de la Cie. de mitrailleuses, passe à la 7e Cie. à la même date. – Les gradés et hommes dont les noms suivent passent à la Cie. de mitrailleuses à la date de demain 25 courant et rejoindront leur nouvelle unité demain matin avant 7 heures : 1re Cie. Chabas Joseph cl. 1892 ; - 3e Cie. Allemand Henri, sergent, cl. 1897 ; Barnouin Charles, cl. 1896 ; - 4e Cie. Pascal Isidore, cl. 1896, Reynard Louis, cl. 1894 ; - 5e Cie. Ponchon Henri cl. 1895, - 6e Cie. Prat Abel cl. 1895 ; 7e Cie. Imbert Pierre cl. 1893 ; - 10e Cie. Marcellin Louis cl. 1894 ; Mazzi Michel, cl. 1897 ; - 6e Cie. Jullien Joseph, cl. 1894. – Les gradés et hommes dont les noms suivent, en subsistance à la compagnie de mitrailleuses, passent définitivement à cette unité à la date de demain 25 courant : 1re Cie. Chenet caporal cl. 1896 ; Petit Louis cl. 1895 ; Jaubert Félicien cl. 1899. – 2e Cie. Brenoux J. caporal cl. 1899 ; Courtille Louis Cl. 1897 ; Flaud E. cl. 1896 ; Chauvin G. cl. 1898. – 5e Cie. Jouveau J. ; Latour E. cl. 1896. – 6e Cie. Vial H. cl. 1895. – 7e Cie. Scié P. caporal cl. 1895 ; Bressy A. cl. 1893 ; Castellan L. cl. 1894 ; Séveran A. cl. 1892. – 8e Cie. Grêlard L. cl. 1893 ; Duplan P. cl. 1893 ; Sarrazin A. cl. 1893. – 9e Cie. Marcellin L. sergent cl. 1896 ; Coulet F. cl. 1895 ; Chauvet P. cl. 1899. – 10e Cie. Vallien J. cl. 1895. – 11e Cie. Agostini Ph. Cl. 1892. – 12e Cie. Monier J. caporal cl. 1899 ; Maillet L. cl. 1899 ; Molinas C. cl. 1898 ; Robert A. cl. 1898.

Deuil. – Les obsèques du soldat Capderoc* A. de la 7e compagnie décédé hier à l’infirmerie du régiment auront lieu demain soir 25 courant à 14 heures. La 7e compagnie commandera son escouade en armes sans sac pour rendre les honneurs et huit porteurs.

*Grenadiers. – Comme suit à la note parue hier sur l’organisation des équipes de grenadiers de compagnies, MM ; les chefs de bataillon se feront remettre l’état de l’équipe de chaque compagnie de leur bataillon (16 hommes, 1 sergent et 1 caporal). Dès le retour de Puisieulx dans leur bataillon des sergents détachés au 4e Tirailleurs, ces 3 sous-officiers commenceront l’instruction des équipes sous la direction des chefs de bataillon qui donneront les ordres de détail à cet effet ; à Verzenay l’instruction se fera le matin seulement à l’heure fixée par le chef de bataillon.

*Officiers absents. – Le ministre recommande que tout officier absent de son corps pour un motif quelconque doit, chaque fois qu’il change de position et se déplace, en informer l’autorité dont il dépend, c’est-à-dire à son chef de corps et lui faire connaître sa nouvelle adresse.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.

* Capderoque Alfred Joseph, soldat de 2e classe au 118e RIT., mort des suites de blessures de guerre le 23 février 1915 à Verzenay. Il était né le 19 février 1872 à Bordeaux (Gironde). Il est inscrit à Paris 15e. Il repose en tombe n°30 du carré militaire de Verzenay.

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23 février 2006

Décision du 23 février 1915. - Verzenay (le 22 néant)

*Ordre du régiment n° 66
Mutations. – Par décision de M. le général commandant la Ve armée en date du 16 février 1915 : M. le médecin aide-major de 2e classe Clavel du 118e territorial d’infanterie passe à l’ambulance n° 10 du 9e corps (division du Maroc). – M. le médecin aide-major de 1re classe Henry du même régiment, passe au groupe de batteries de 90 de la division marocaine. – M. le médecin aide-major Cros à l’ambulance n° 10 du 9e corps (division du Maroc) passe au 118e régiment territorial d’infanterie ; est affecté au 1er bataillon. – M. le médecin aide-major de 2e classe Maignon, à la réserve du personnel sanitaire, passe au 118e régiment territorial d’infanterie ; est affecté au 3e bataillon.
Verzenay, le 23 février 1915.
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.
*Prison. – Le général commandant l’armée prescrit que les hommes punis de prison, dans les tranchées, doivent être placés dans les endroits les plus mal installés et astreints aux corvées les plus pénibles et non être employés à la garde des tranchées, qui est un honneur.
*Punition. – A......., soldat, 2e Cie., en prévention de conseil de guerre, a bénéficié d’un non-lieu. – La punition infligée à cet homme a été porte à 30 jours de prison dont 15 de cellule par M. le général commandant le groupement de Reims.
*Renfort. – Les hommes du renfort des 1er et 3e bataillons (9e compagnie exceptée) rejoindront ce soir à partir de 18 h., leurs compagnies ; les chefs de Bon. enverront à cet effet un gradé par Cie. dans le courant de la journée.
*Equipes de grenadiers. – Par ordre du général en chef, il sera constitué aujourd’hui même dans chaque compagnie une équipe de 18 grenadiers, y compris : 1 sergent et 1 caporal, destinés à recevoir une instruction spéciale sur le lancement des grenades, tous ces gradés et hommes devront être des sujets d’élite. – Dès que ces fractions seront constituées, elles seront réunies par bataillon pour recevoir leur instruction spéciale.
*Discipline. – Le lieutenant-colonel a rencontré hier dans la rue de nombreux hommes qui n’étaient pas à l’exercice et donnaient des raisons plutôt mauvaises de leur présence dans les rues ; il a rencontré également des fractions en armes qui marchaient en désordre, quelques hommes même fumaient ; il n’en fait pas compliment au commandant de l’unité à laquelle ces hommes appartiennent.
*Avions. – Il est recommandé, dès que les avions français survolent les lignes allemandes et attirent par conséquent le feu de l’infanterie et de l’artillerie ennemies, de profiter de cette occasion pour tirer énergiquement sur les tranchées allemandes, les tireurs sur avions étant forcément moins défilés à ce moment là.
*Semelles. – Il est distribué aujourd’hui 250 semelles de drap à chaque bataillon, 75 à la compagnie hors rang et 25 à la compagnie de mitrailleuses.
*Graisses et huiles de toutes natures. – Les compagnies peuvent demander par l’intermédiaire de l’officier d’approvisionnement, les graisses de toutes natures dont elles ont besoin (cuirs, armes, voitures, pieds, mitrailleuses) ; il y sera donné satisfaction dans les 10 jours qui suivront la demande.
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.

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21 février 2006

Décision du 21 février 1915. - Verzenay (le 20 néant)

*Départ. – Trahi par ses forces, le lieutenant Belin, malgré son énergie et sa volonté est obligé de quitter le front pour rentrer au dépôt. En se séparant de ce collaborateur si dévoué, de cet ami fidèle, qui depuis le début de la campagne n’a pas cessé, avec un zèle et une abnégation continues, de se consacrer tout entier à la tâche ardue et ingrate de l’administration du corps, le lieutenant-colonel personnellement et sur d’être l’interprète du 118e, lui dit bien haut combien son départ sera regretté de tous ; nos souhaits, nos vœux l’accompagnent avec l’espoir que sa santé ébranlée se rétablira ; le lieutenant Belin emporte avec lui l’affection de tout le régiment, du colonel en particulier.

*Malades. – Hier matin, 27 hommes de la 6e compagnie, désignés pour les travaux de 2e ligne, se sont fait porter malades et, sur ce nombre, 21 n’ont pas été reconnus. Il y a là un acte d’indiscipline qui ne se renouvellera pas, parce que, en présence de l’ennemi, il peut être considéré comme un acte de lâcheté et d’abandon de poste, en troupe, crime puni de mort pour le plus ancien ou le chef de la troupe, et des travaux publics pour les autres. Sur la demande du chef de bataillon, le colonel veut bien, aujourd’hui, user d’indulgence et fermer les yeux ; mais c’est la première et la dernière fois. Il faut que les officiers, les gradés, les hommes se mettent bien dans la tête (et beaucoup semblent encore ne pas s’en douter) que nous sommes en guerre, et qu’en guerre, il n’y a que des devoirs et pas de droits.

Ce n’est pas parce qu’un homme est dans un repos relatif à Verzenay, qu’il peut se croire autorisé à manquer à un travail  commandé tel qui, après 25 jours de tranchées estime qu’il est en droit d’avoir un repos, se trompe étrangement, car si les chefs ont le devoir eux, de veiller à la santé et au bien être des hommes qui doivent leur donner la Victoire, ils ont aussi, dans certaines circonstances, le droit d’exiger d’eux, même au prix des plus grands sacrifices, le maximum absolu d’efforts. La Victoire c’est le but que nous cherchons tous, officiers et soldats, et que nous aurons certainement et les moyens que nous emploierons pour atteindre ce but sacré, c’est l’abnégation, la souffrance de tous les instants, même au prix de notre santé et de notre vie. Il faut que les officiers donnent l’exemple, causent avec leurs hommes, qui ne sont plus des enfants et comprendront toutes ces choses si on leur montre, en termes émus et partant du cœur la beauté du sacrifice qu’on attend d’eux, et qui se résume, encore une fois en ces seuls mots : à la guerre, il n’y a pas de droits, il n’y a que le devoir.

*Les billets de banque belges pourront être échangés au bureau de M. le payeur divisionnaire, par l’intermédiaire des officiers payeurs jusqu’au 24 février inclus.

*Ordre général n° 346

Le général Blondlat, commandant la division du Maroc, cite à l’ordre des troupes de la division : Ferbert Léon, Louis, sergent au 4e régiment de tirailleurs : « Sergent plein d’entrain et de courage ; a été tué le 17 février en plaçant des défenses accessoires en avant des tranchées avancées. Déjà cité à l’ordre de la division à la suite du combat du 30 août. »

Verzenay, le 19 février 1915.

Le général commandant la division du Maroc. Signé : Blondlat.

*Félicitations au régiment. – Le lieutenant-colonel est heureux de faire connaître au régiment, qu’appelé hier par M. le général Mazel, commandant le secteur de Reims, il a reçu de cet officier général les plus grands éloges sur la tenue, l’attitude du 118e et les services qu’il rend dans la division marocaine : « Tous sont d’accord ici, a ajouté le général, pour reconnaître que le 118e est un régiment modèle et je suis heureux de vous en complimenter. »

*Félicitations au caporal Pochy. – Le général commandant la division du Maroc félicite le caporal Pochy du 118e territorial qui a inventé un nouveau modèle de chausse-trappe. Des spécimens de ces arceaux à pointe sont en construction et seront mis à l’essai devant nos tranchées de 1re ligne ; une copie du présent rapport et la lettre du général sont adressés au caporal Pochy.

*Service religieux. – Demain matin à 7 heures, un service religieux sera dit à l’église pour le 118e. – Les hommes et gradés qui ne sont pas de service pourront y assister.

*Aéroplanes. – Il est rappelé que tous les hommes doivent rentrer dans les maisons ou abris lorsqu’un aéroplane survole les cantonnements. Ces prescriptions ayant été perdues de vue, le général de division prescrit qu’un clairon sera dorénavant attaché à la section de tir contre les aéroplanes et donnera, en se tournant vers la ville, 3 coups de langue longs dès qu’un avion sera signalé ; à ce signal tout le monde devra rentrer dans ses cantonnements.

*Harnachements. – Dans le courant de la semaine, MM. les chefs de bataillon passeront l’inspection du harnachement de leur convoi et rendront compte du résultat de cette inspection, pour vendredi 26 février.

*Punitions. – C........ Jean, S........ Martin, soldats, 2e compagnie : 15 jours de prison dont 8 de cellule % du lieutenant-colonel commandant le régiment : « Arrivant avec un détachement de renfort, se sont présentés en état d’ivresse. » – B......, soldat, 9e compagnie, 4 jours de salle de police % du lieutenant Barcilon : « Arrivé un quart d’heure en retard au rassemblement de la corvée de tranchées et puni pour ce, de 2 jours de travail supplémentaire a répondu : « Oui, mais il y a le médecin. » punition changée en 4 jours de prison % du capitaine commandant la compagnie et portée à 8 jours % du lieutenant-colonel commandant le régiment. – S....... Clair Joseph, soldat 6e compagnie : 2 jours de prison % du capitaine commandant la compagnie : « S’est présenté à la visite ; mis en observation à l’infirmerie a été reconnu non malade. », punition augmentée de 6 jours % du lieutenant-colonel commandant le régiment. – Le soldat S........ passe à la 11e compagnie à la date de demain ; il sera dirigé dès aujourd’hui, après la soupe du matin, sur sa nouvelle unité.

*Mutation. – Le soldat Bonnaud Gustave, cl. 1899 de la 6e compagnie passe à la CHR. comme téléphoniste en remplacement de Remusant passé ordonnance de M. le lieutenant Chomette.

*Chevaux. – Le lieutenant-colonel rappelle à MM. les chefs de bataillon la note de la décision du 26 janvier relative à l’entretien des chevaux qui est toujours insuffisant. La 10e compagnie notamment a renvoyé à Verzenay un cheval dans un état de délabrement tel que cet animal devra probablement être abattu.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.

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19 février 2006

Décision du 19 février 1915. - Verzenay

*Renfort. – Un détachement de renfort de 260 hommes, pour le régiment, arrive ce soir à Verzenay. Le 1er bataillon recevra 56 hommes, le 2e bataillon 104 et le 3e bataillon 100.
*Prêt. – Le prêt aura lieu après-demain dimanche de 9 heures à 11 heures et de 13 heures à 15 heures.
*Pattes d’épaule. – Malgré les ordres précédemment donnés, beaucoup d’hommes ont encore des pattes d’épaules confectionnées en drap rouge ou avec de vieilles bretelles, alors que les compagnies ont gardé de vieilles capotes en nombre plus que suffisant ; ces irrégularités devront avoir disparu demain soir samedi.
*Distributions. – Il est distribué à chaque compagnie des tranchées, 125 peaux de mouton qui peuvent être employées soit comme manteaux, soit comme couvertures ou nattes pour isoler du sol. Les compagnies reçoivent également des sabots pour marcher dans les tranchées ; tous ces objets devront être repassés aux compagnies de relève.
*MM. les commandants des 1er et 3e bataillons mettront en route demain matin sur Verzenay, l’équipe seconde de mitrailleuses de leur bataillon, composée de : 1 sergent, 2 caporaux, 2 tireurs, 2 chargeurs, 2 aide-chargeurs, 4 pourvoyeurs, 1 armurier. Tous ces gradés ou hommes devront être choisis et désignés avec le plus grand soin parmi les classes les plus jeunes de façon à ce qu’une fois en subsistance à la compagnie de mitrailleuses (demain 20 février) on n’ait pas besoin de les renvoyer dans leurs compagnies pour inaptitude. Tous ces hommes devront être rendus à Verzenay, à 7 heures avec armes et bagages, dans la cour de l’école de filles, rue de Mailly.
*Mutations. – Le colonel commandant les dépôts à Avignon fait connaître que les militaires dont les noms suivent sont passés au dépôt : 1re compagnie Vernier Eugène, cl. 1893 ; Rosant Paul, cl. 1893 ; Brun Jules. – 2e compagnie Viau Gabriel, cl. 1892 ; Soumeire Louis, cl. 1895 ; Raoux Louis, cl. 1897 ; Gay Henri, cl. 1893 ; Rigaud Auguste, cl. 1894 ; Giraud Prosper, cl. 1892. – 3e compagnie Bourgue Pierre, cl. 1891 ; Blanc Henri, cl. 1895. – 4e compagnie Perrand Alphonse, cl. 1896 ; Valabrègue Emile, cl. 1892 ; Leydet Félix, cl. 1892 ; André Henri, cl. 1892 ; Durand Martin, cl. 1894. – 5e compagnie Breton Zéphirin, cl. 1896 ; Brémond Henri, cl. 1892. – 6e compagnie Boniface Mathias, cl. 1891 ; Eyroux Philippe, cl. 1891 ; Barjavel Philippe, cl. 1898. – 7e compagnie Moulinas Marius, cl. 1893 ; Méric Marius, cl. 1900 ; Roubaud Ambroise, cl. 1895 ; Fabre Joseph ; Duplan Adolphe, cl. 1891 ; Rougier Jean ; Bascan Victor. – 8e compagnie Gauthier André, cl. 1896 ; Mathieu Gens Alfred, cl. 1892 ; Roux François, cl. 1892. – 9e compagnie Amphoux Lucien, cl. 1892 ; Cartier Etienne, cl. 1891 ; Buffet Jules, cl. 1892 ; Poncet Joseph, cl. 1897 ; Richaud Eucher, cl. 1891. – 10e compagnie Brémond Félix, cl. 1894 ; Carrera Augustin. – 11e compagnie Arlaud Edmond cl. 1892 ; Garcin Armand, cl. 1893 ; Ayme Henri, cl. 1893. – 12e compagnie Chabran Paul, cl. 1895 ; Millet Charles ; Hugues Barthélemy, cl. 1894 ; Rastouil Louis, cl. 1893 ; Jean Antoine, cl. 1895. – Ces militaires pourront être rayés à la date de demain. Les pièces devront être envoyées demain matin au bureau du colonel.*Ordre du régiment n° 65
Nominations. – En vertu de l’article 1er du décret du 3 décembre 1914 et des pouvoirs qui lui sont conférés, le lieutenant-colonel nomme au grade d’adjudant à la 7e compagnie en remplacement de l’adjudant Lombard passé au dépôt : le sergent Pitras Joanny, cl. 1898, de la 4e compagnie.
Cette nomination dater du 20 février 1915.
Verzenay, le 19 février 1915.
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.
*L’adjudant Pitras est placé à la même date en subsistance à la CHR.
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.

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18 février 2006

Décision du 18 février 1915. - Verzenay (le 17 néant)

*Ordre du régiment n° 64
Nominations. – Par décision du général commandant en chef, en date du 13 février 1915, les adjudants-chefs Sabon et Chomette, du 118e régiment territorial d’infanterie, sont nommés au grade de sous-lieutenant à titre temporaire, dans les conditions du décret du 2 janvier 1915.
M. le sous-lieutenant Sabon est affecté à la 5e compagnie. – M. le sous-lieutenant Chomette est maintenu dans son emploi de chef du service téléphonique.
Verzenay, le 18 février 1915.
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.
*Pères de six enfants. – En prévision de leur prochain départ, les militaires, pères de six enfants vivants doivent se munir de toutes les pièces à produire pour justifier leur position de famille.
*Voitures. – Le général commandant la division rappelle une fois encore que la circulation des voitures est formellement interdite, entre 6 h. 30 et 17 h. 30, au Nord de la ligne Ludes-Mailly-Verzenay-Verzy ; les postes recevront à cet effet des consignes très sévères pour arrêter les contrevenants.
*Cadres. – Il résulte d’une note émanant du général commandant la Ve armée qu’il y aurait lieu d’éliminer encore des cadres, après nouvel examen, les gradés qui par leur inaptitude physique ou professionnelle, remplissent mal les fonctions qui leur sont confiées. MM. les chefs de bataillon feront parvenir au colonel, le 25 courant, la liste des gradés de leur bataillon, qu’après entente avec les commandants de compagnie, il y aurait lieu de rétrograder ou casser. Le peloton des élèves caporaux qui fonctionne actuellement est appelé à rendre de très grands services et à fournir aux compagnies tous les caporaux et sous-officiers dont elles pourront avoir besoin ; les commandants de compagnie peuvent donc se montrer très larges dans l’élimination de leurs cadres
nsuffisants.
*Mutations. – Le colonel commandant les dépôts à Avignon fait connaître que les militaires dont les noms suivent sont passés au dépôt : 1re Cie. Massel Marius, cl. 1891 ; Sauze Louis, cl. 1893, caporal (réformé n°2) ; Innoven Joseph, cl. 1893 ; Seignour Lucius, cl. 1894 ; Masneuf Emile, cl. 1893 ; Vernier Eugène, cl. 1893. – 2e compagnie Pascal Clément, cl. 1892 ; Fage Célestin, cl. 1894 ; Rigaud Joseph, cl. 1894 ; Bernard Louis, cl. 1893 ; Favier Albert, cl. 1899 ; Maurin Jules, cl. 1894 ; Ohl Henri, cl. 1892. – 3e compagnie Brunel Paul, cl. 1891. – 4e compagnie André Henri cl. 1893 ; Maurin Philippe, cl. 1892 ; Poncet Félix, cl. 1894 ; Tassy Noël, cl. 1891 ; Payan Julien, cl 1897 ; Marquis Isidore, cl. 1893. – 5e compagnie Pécoul Remy, cl. 1891 ; Divoul M., cl. 1891 ; Imbard G., cl. 1898 ; Reymond L., cl. 1895. – 6e compagnie Carre U., cl. 1897 (versé dans l’auxiliaire) ; Blanc A., cl. 1894, caporal ; Granet L., cl. 1894 ; Pascal L., cl. 1892. – 7e compagnie Blache A., cl. 1893 ; Fauque J., cl. 1895 ; Vallien A., cl. 1893 ; Tourette C., cl. 1893 ; Bonnet H., cl. 1892 ; Laget D., cl. 1895 ; Lombard, adjudant, cl. 1894 ; Vincent A., cl. 1893 ; Reynaud V., cl. 1892 ; Orange J., cl 1895 ; Doux L ., cl. 1895. – 9e compagnie Bourgue C., cl. 1895 ; Royer A., cl. 1898 ; Coullet F., cl. 1895 ; Constant L., cl. 1895 ; Intartaghia, cl. 1895. – 10e compagnie Trible F., cl. 1894. – 11e compagnie Gonnet C., cl. 1898 ; Bonnet E., cl. 1892 ; Chabert M., cl. 1891. – 12e compagnie Arnaud L., cl. 1894. – Achaume A., cl. 1897, de la 7e compagnie. – Ces militaires peuvent être rayés à la date de demain. Envoyer les pièces matricules demain matin au bureau du colonel.
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.

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17 février 2006

Décision du 16 février 1915. - Verzenay

*Ordre général n° 339

Le général Blondlat, commandant la division du Maroc, cite à l’ordre des troupes de la division les militaires ci-après :

Mealotto, adjudant au 118e régiment territorial d’infanterie : « Etant de service avec sa section le 7 février, dans un fort soumis à un bombardement violent, a été atteint mortellement par un éclat d’obus, en voulant porter secours à des militaires blessés. »

Tourniaire, soldat au 118e régiment territorial d’infanterie : « Blessés grièvement le 7 février, à son poste de combat étant en sentinelle dans un fort violemment bombardé. »

Verzenay, le 14 février 1915. Le général commandant la division du Maroc. Signé : Blondlat.

*Une montre a été trouvée, dimanche, à Verzenay, rue *Thiers. La réclamer aux bureaux de l’état-major de la division.

*En raison de la difficulté toujours plus grande de trouver des fûts pour le transport des liquides, il est recommandé de prendre toutes les précautions nécessaires, dans le maniement de ces futailles pour éviter qu’on ne les dégrade.

*Concert. – Un concert avec le concours de la musique du régiment sera donné aujourd’hui à 13 h. 30 dans la salle Heidsieck ; les militaires qui ne sont pas retenus par le service pourront y assister.

*Remise est faite aux bataillons de 156 paires de brodequins de repos ; 40 paires à la CHR. et 20 paires à la Cie. de mitrailleuses.

*Remise est faite à chaque bataillon de 3 boussoles et de 3 rapporteurs pour être distribués aux compagnies.

*M. le commandant du 2e bataillon procèdera dès demain ou après-demain à la révision des demandes de remboursement des effets apportés par les hommes, ainsi qu’il a été dit à la décision du 10 février (3e page).
Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.

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