*Circulation des automobiles. – Le général en chef prescrit que les automobiles ne doivent circuler dans les villes et agglomérations qu’à une allure très ralentie et ne faire qu’un usage très modéré des sirènes, clairons et autres appareils stridents.

*Le général commandant en chef prescrit que lorsqu’un engin nouveau employé par les Allemands tombe entre nos mains il doit lui être envoyé directement, sans tentative de démontage ou d’analyse. Ces prescriptions s’appliquent en particulier, aux fragments d’obus ou d’étoffes ayant contenu ou touché des gaz asphyxiants. Il est bien entendu que les précautions nécessaires devront être prises pour éviter toute chance d’accident avec les engins n’ayant pas explosé et qui sont pourtant amorcés. Ceux-ci doivent toujours être détruits, s’ils ne peuvent pas être désamorcés sans danger, avant d’être envoyés.

*Destruction des mouches. – Le général commandant l’armée prescrit que chaque section soit dotée d’une petite fiole d’ammoniaque pour permettre de parer les dangers qui peuvent résulter des piqûres de mouches, moustiques ou autres insectes. Il importe d’ailleurs que la destruction des larves de ces insectes soit poursuivie sans arrêt au moyen des procédés admis : pétrolage des eaux stagnantes, arrosage des feuillées avec du chlorure de chaux, incinération des ordures, etc.

*Discipline. – Le général commandant l’armée rappelle encore que les trains, parcs et convois doivent toujours être dans le plus grand ordre ; les conducteurs de voitures doivent toujours avoir l’arme à la portée de la main mais ceux des sections de mitrailleuses doivent l porter à la bretelle et non accrochée aux véhicules.

*Le soldat G… de la 11e Cie., en prévention de conseil de guerre, sera renvoyé dans sa Cie., le général de division ayant bien voulu user d’indulgence à son égard ; toutefois, si cet homme se fait encore porter malade et n’est pas reconnu tel, il sera mis en demeure d’obéir et, en cas de refus, traduit en conseil de guerre pour refus d’obéissance en présence de l’ennemi.

*Equipe de fil de fer. – Les 24 hommes dont les noms suivent sont mis en subsistance à la CHR. A la date de demain 3 courant pour être à la disposition de M. le sous-lieutenant Dubout chargé de la direction de l’équipe de fil de fer : 1re Cie. Roman Fleury ; Menier Auguste. – 2e Cie. Jean Ernest ; Bordet Marius. – 3e Cie. Carbonnel Martial ; Chevalier François. – 4e Cie. Gervais Marius ; Vincent Léon. – 5e Cie. Claverie Pierre ; Labat Pierre. – 6e Cie. Benoît Elysée ; Latour Auguste. – 7e Cie. Rippert Paul ; Preyre Joseph. – 8e Cie. Bouy Jean ; Ripert Antoine. – 9e Cie. Fructus Auguste ; Meyron Joachim. – 10e Cie. Bastide Joseph ; Chabrol Pierre. – 11e Cie. Andrieux Pierre ; Castinel Gustave. 12e Cie. Brante Marius ; Chabran Baptiste. – Le caporal Scotto, 6e Cie. ; le sergent Valoris, 7e Cie. Sont également détachés à cette équipe mais seulement pendant le séjour de leur bataillon à Verzenay, et ne sont pas placés en subsistance à la CHR.

*Punition. – B….t Joseph, cl. 1899, matricule 2577, conducteur, CHR. (subsistance à la 7e Cie.) 8 jours de prison % du lieutenant-colonel : « S’est complètement désintéressé d’un de ses chevaux malades et n’est venu prévenir le vétérinaire qu’une fois le cheval mort. » Cet homme sera relevé immédiatement de son emploi ; il passera à la date de demain à la 7e Cie. qui désignera son successeur et enverra le nom demain au colonel.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.