*L’atelier de charronnage du régiment devenant insuffisant pour les réparations de voitures et notamment les resserrages de roues nécessités par les chaleurs, il sera constitué à Verzenay un deuxième atelier de charronnage sous la direction du sergent Bouchasson ; à cet effet chaque bataillon fournira deux charrons connaissant le travail du fer et celui du bois ; ces hommes seront rendus samedi à 18 h. à Verzenay ; ils se présenteront au bureau de la CHR. et seront mis en subsistance à cette Cie. à la date du 13 courant.

*Bûcherons. – Un détachement de 30 hommes commandé par un sous-officier est mis à partir de demain à la disposition de l’Intendance à Craon de Ludes pour être employés comme bûcherons. Les ordres pour al mise en subsistance seront donnés dans la journée.

*Pionniers. – Un peloton de pionniers auxiliaires du génie est constitué au 118e à partir de demain 12 ; il se compose de : un adjudant ; trois sergents ; cinq caporaux et 120 hommes ; il sera attaché au point de vue administratif à la CHR. du régiment où il sera placé en subsistance à la date du 12 courant.

*Instruction pour les cartouches. – Il est remis à chaque chef de bataillon une instruction relative à l’entretien et à la conservation des cartouches.

*Communications téléphoniques. – Le général commandant la DP. rappelle que toutes conversations téléphoniques pouvant donner des indications sur les mouvements de troupes sont absolument interdites.

*Promenade des chevaux. – Le colonel a rencontré hier soir vers 19 h. des ordonnances ou conducteurs qui allaient promener des chevaux isolément. Il est interdit d’une façon formelle toute sortie des animaux après le repas du soir, de plus il rappelle que dans la journée ou le matin les promenades isolées d’ordonnances sont absolument interdites par le règlement et que les officiers supérieurs seuls ont le droit de laisser leurs chevaux circuler isolément ; Les agents de liaison que les chefs de bataillon ont tous laissés ici doivent organiser les promenades de chevaux, leur tracer un itinéraire et les accompagner ; ils seront rendus personnellement responsables de toute infraction au présent ordre ; ils peuvent d’ailleurs s’entendre tous les trois pour ne faire qu’une seule promenade ; enfin les capitaines donneront des ordres précis et formels à leurs ordonnances, sous leur propre responsabilité, pour éviter le retour de ces abus. Le cheval ne doit en tous cas jamais être monté avec la selle et la bride mais seulement en couverte et en bridon et tout ordonnance qui sera rencontré contrevenant à cet ordre, sera puni de prison et immédiatement remis dans le rang.

*Mutations. – Les militaires dont les noms suivent, employés à l’EM. de la DIP. ont été placés en subsistance au 218e régiment d’infanterie aux dates ci-après : le 21 mai : Reymonnet, sergent, 12e Cie. ; Gazagne, soldat, 11e Cie. ; Debrut, 8e Cie. ; le 1er juin : 1re Cie. : Font J. ; Font A. – 2e Cie. : Faure P. ; Correnson – 3e Cie. : Roure – 4e Cie. : Bonnefoy – 6e Cie. : Blay – 11e Cie. : Serre.

Le sergent Mouric Martial, matricule 66, cl. 1898, sergent artificier du 1er bataillon est relevé de son emploi, passe à la 1re Cie. et cesse la subsistance à cette unité. – Le sergent-fourrier Font François matricule 1782, cl. 1897, 1re Cie., passe à la CHR. comme sergent artificier du 1er bataillon ; est placé en subsistance à la 1re Cie. – Le sergent Charre Jules de la 1re Cie. passe fourrier à la même Cie. – Mutations à la date du 12 juin.

Le 7 juin 1915. Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.