Chère Li, on vous aime très fort, vous savez combien, on est ici très tranquille en attendant des jours plus mouvementés, qui ne tarderont pas j’espère, car s’il fallait passer un second hiver en Champagne ce serait mortel d’ennui. En attendant, en ce moment surtout, il est absolument inutile de vous inquiéter à mon sujet, je ne cours pas le moindre risque. Les jours mélancoliques qui suivront le départ de nos pensionnaires vont arriver, petite Li ; j’espère qu’ils recevront avant leur départ la lettre collective que je leur ai adressée ; et vous, soyez courageuse en pensant que cette situation est un bienfait pour eux. Mille baisers et grande affection. Votre L. M.