*Les permissionnaires (sauf ceux de Rilly) devront être rendus, la veille du jour indiqué pour leur départ, à 17 h. 30 au plus tard, au bureau du colonel à Puisieulx, après avoir mangé leur soupe. Tous (y compris ceux de Rilly) devront être rendus en détachement, à la halte de Ludes (sortie Est de Ludes) chaque matin à 3 h. Ils seront dirigés de là, sur la gare de Germaine (où ils doivent arriver pour 5 h.) par les soins du commandant du cantonnement de Ludes qui désignera chaque jour un officier pour prendre le commandement de l’ensemble et assurer le maintien de l’ordre à l’embarquement. Les titres de permission seront remis au plus ancien gradé qui les distribuera à la halte de Ludes. – En raison de a nouvelle répartition du régiment et contrairement à ce qui était fait, chaque compagnie assurera elle-même à ses permissionnaires deux repas copieux pour le voyage.

*Relève ce soir pour les 2e, 6e, 7e, 11e et 12e Cies. suivant tableau paru à la décision du 8 courant.

*Appareils « Cadroit ». – Il sera distribué par bataillon, dix appareils respiratoires « Cadroit ». Les chefs de bataillon les feront répartir entre les hommes qui occupent les postes les plus dangereux : mitrailleurs, téléphonistes, etc. Un gradé de chaque compagnie (y compris la CM. et la CHR.) se rendra demain à 8 h. 30 à l’infirmerie à Puisieulx où le médecin chef de service leur fera une théorie sur l’emploi et l’usage des différents appareils anti-asphyxiants.
*Douches. – Demain 12, à partir de 14 heures, les hommes de la 10e Cie. se présenteront aux bains-douches. MM. les officiers pourront disposer de la baignoire qui leur est réservée, de 15 à 17 h. le même jour. Les compagnies aux tranchées feront connaître si elles veulent prendre des douches, le nombre d’hommes qu’elles veulent faire doucher et l’heure approximative.

*Le général commandant l’armée rappelle que les gradés des unités allant à l’attaque, ne doivent porter sur eux aucun document susceptible de fournir des renseignements à l’ennemi.

*Zone interdite. – Le ministre fait connaître que les cantons suivant de la 16e région sont interdits aux blessés, aux convalescents et aux permissionnaires. Saillagouse – Montlouis – Olette – Prades – Prats-de-Mollo – Arles-sur-Tech – Céret – Banyuls-sur-Mer.

*Il y a lieu de proscrire désormais l’emploi de la vaseline pour être introduits entre les paupières et le globe oculaire, dans le but de soustraire ce dernier à l’action des gaz irritants, la présence de vaseline ne pouvant que permettre une fixation de la substance lacrymogène et prolonger par suite son action nocive.

*Chevaux. – A partir du 1er novembre 1915 et jusqu’à nouvel ordre, les chevaux de la Ve armée devront être munis de la ferrure d’hiver susceptible de recevoir les crampons à glace.
*Incendies. – Le général commandant en chef rappelle que les bougies utilisées par les troupes dans les cantonnements, doivent toujours être placées dans des lanternes et cela dans le but d’écarter dans la mesure du possible tout danger d’incendie.

*Les sacs et les armes des permissionnaires seront portés à Rilly, le jour même de leur départ, par les soins des caporaux d’ordinaire et placés sur les caissons à munitions.

*Hommes évacués. – Dorénavant on ne retirera plus aux hommes évacués que les vivres de réserve et on leur laissera couvertures, cartouches, etc.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta.