118e RIT

A travers les décisions de commandement du 118e territorial d'Avignon et des correspondances d'un capitaine de cette unité, la vie en secteur en 1914-1918

17 octobre 2006

Lettre du [dimanche] 17 octobre 1915. 15 h.

Aujourd’hui contrairement à son habitude, le brouillard est resté très épais jusqu’à midi ; depuis le soleil a percé, mais il n’est pas très brillant. Jusqu’ici pas de pépins, ce sera peut-être pour un peu plus tard car il est bien rare que la ration quotidienne nous soit épargnée, mais ce sont des pépins de camelote. - Je suis parti d’ici à 10 h. comme je vous l’écrivais ce matin, et suis allé déjeuner à V.A. avec quelques camarades de l’état-major du régiment (porte-drapeau, officier d’approvisionnement, officier payeur) que leurs fonctions n’appellent pas ici  ; ils sont très bien installés et en pleine sécurité  ; on voit dans les rues des femmes et des enfants, ce qui change avec ici, où la moitié des maisons n’ont plus de toit depuis longtemps déjà. Cela m’a procuré l’occasion de piquer de bons galops sur le dos de Grisette-la-folle dans les champs, incultes, hélas

Posté par le chamois à 08:12 - 3-Correspondance capitaine Monrozier - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire