24 octobre 2006

Lettre du [dimanche] 24 octobre 1915.

[...] Aujourd’hui, dimanche, tout commence à se tasser et je pense avoir le temps de vous écrire un peu longuement. Je viens de recevoir vos deux lettres du 22 au crayon, elles ne manifestent aucune inquiétude à mon égard, d’où je conclus que vous n’avez pas du lire les communiqués du 20 et du 21, ce dont je suis bien heureux ; j’espère d’autre part qu’un télégramme que j’ai lancé le 21 soir a dû vous toucher le 22 à votre retour de Lyon et vous a tranquillisée sur mon sort si vous étiez inquiète. Vous qui prétendez avoir le don de... [Lire la suite]
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24 octobre 2006

Décision du 24 octobre 1915. (Les 21, 22 et 23 néant)

*Ordre du régiment n°156 Et tout d’abord haut les cœurs et soyons fiers de nos morts ! La lâcheté d’un ennemi sauvage et barbare a fait, dans nos rangs, plus de victimes qu’au combat mis le 118e n’a pas reculé et suivant l’expression du général en chef au colonel « a sauvé la situation ». Tous, mes camarades, nous pleurons nos disparus dont al liste est trop longue, mais, tous aussi, nous les vengerons, par tous les moyens, car ce peuple ne mérite aucune pitié. Le 24 octobre 1915. – Le lieutenant-colonel commandant le 118e... [Lire la suite]
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22 octobre 2006

Lettre du [vendredi] 22 octobre 1915. 14 h.

J’ai enfin passé une bonne nuit dans un bon lit et j’en avais besoin. Il me reste un sécrétion abondante de la gorge, sécrétion un peu verdâtre et les jambes absolument coupées, à tel point que je suis incapable de descendre un escalier sans me tenir aux murailles ; c’est sans doute le résultat d’une très légère intoxication par les gaz chlorés ; mais ne soyez nullement inquiète, je serai remis demain ; je reste seul ici du régiment jusqu’à ce soir, pour passer le service à nos successeurs, car nous allons nous refaire à l’arrière ce... [Lire la suite]
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21 octobre 2006

Lettre du [jeudi] 21 octobre 1915. 16 h.

[…] Le temps n’est pas favorable aux gaz Boches aujourd’hui et je pense d’ailleurs que le peu de succès de leurs tentatives les rendront prudents pour longtemps ; j’ai bon espoir que tout ira bien par ici. […] Evidemment les lits prêtés à l’ambulance de Nivolas vont vous faire défaut. J’espère que vous pourrez les récupérer. […]
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21 octobre 2006

Lettre du [mercredi] 20 et [jeudi] 21 octobre 1915.

Nous voici rentrés dans nos pénates au pays du berger, après 30 h. très agitées, une attaque allemande repoussée et pas mal de dégâts provoqués par les gaz asphyxiants que ces saligots aidés par un vent favorable nous ont envoyé en abondance ; les pertes par projectiles ont été insignifiantes mais celles par asphyxie l’ont été davantage ; mais, je crois que la plupart des hommes indisposés se remettront. Chère Li je suis assez fatigué après une journée très fatigante et une nuit pour ainsi dire sans sommeil, sur un peu de paille... [Lire la suite]
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20 octobre 2006

Décision du 20 octobre 1915.

*M. le lieutenant Vercez prendra de suite le commandement de la 11e compagnie.*A partir de demain les compagnies allant au repos à Rilly devront se faire précéder d’un officier ou d’un adjudant qui prendra différentes consignes au bureau du major du cantonnement.*Le soldat Devine Joseph cl. 1891, 5e compagnie, veuf et père de cinq enfants, sera mis en route sur le dépôt, d’où il sera renvoyé dans ses foyers, le 22 au matin, aligné en solde et en vivres pour 2 jours et rayé le 24 courant ; il se présentera demain 21 à 17 h. 30... [Lire la suite]
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19 octobre 2006

Lettre du [mardi] 19 octobre 1915. 21 h.

Journée de bataille, gaz asphyxiants, bombardement effroyable et grâce au bon S. C. votre serviteur est intact. Ce matin quand le chlore a commencé à arriver, j’ai fait mon acte de contrition, recommandé mon âme à Dieu et nous sommes partis pleins d’entrain, le colonel, moi, quelques agents de liaisons, pour le poste de commandement du colonel du secteur ; il pleuvait de la fonte et le bruit était effroyable ; nous n’avons eu que la fin du nuage gazeux mais nos premières lignes en ont pas mal souffert. Le bombardement a duré jusque... [Lire la suite]
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19 octobre 2006

Décision du 19 octobre 1915.

*Peloton d’instruction. – Les sous-officiers et caporaux, dont les noms suivent seront rendus ce soir à 19 h. avec armes et bagages à Rilly où le commandant de Lavalette fera préparer leur cantonnement ; ils seront pris en subsistance par la 8e Cie. qui les passera le 24 au marin à la 6e. Le peloton fonctionnera à partir du 20 au matin, sous la direction du sous-lieutenant Broc suivant le programme approuvé. Le cours durera 15 jours soit jusqu’au 5 novembre inclus. Le commandant du détachement de Rilly, mettra à la disposition du... [Lire la suite]
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18 octobre 2006

Décision du 18 ocotbre 1915.

*Service de santé. – Le colonel a pu s’assurer hier qu’il marche aussi mal que possible ; chacun donne des ordres particuliers, s’isole et se crée un petit service spécial ; c’est ainsi que des infirmiers sont tranquillement au poste de secours de Couraux bien que leur compagnie soit en première ligne et que les malades de certaines compagnies ont à parcourir des kilomètres de tranchées pour se faire soigner, alors qu’à côté d’eux un médecin ne fait rien. Il est urgent que ce système change et que les docteurs se déplacent pour voir... [Lire la suite]
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17 octobre 2006

Lettre du [dimanche] 17 octobre 1915. 15 h.

Aujourd’hui contrairement à son habitude, le brouillard est resté très épais jusqu’à midi ; depuis le soleil a percé, mais il n’est pas très brillant. Jusqu’ici pas de pépins, ce sera peut-être pour un peu plus tard car il est bien rare que la ration quotidienne nous soit épargnée, mais ce sont des pépins de camelote. - Je suis parti d’ici à 10 h. comme je vous l’écrivais ce matin, et suis allé déjeuner à V.A. avec quelques camarades de l’état-major du régiment (porte-drapeau, officier d’approvisionnement, officier payeur) que leurs... [Lire la suite]
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