Correspondance du capitaine commandant la CHR. du 118e territorial d'infanterie à destination de son épouse.
29 octobre 2006

Lettre du [vendredi] 29 octobre 1915. 7 h.

Ma chère Li. J’espère que depuis hier au moins vous aurez reçu de moi un paquet de lettres qui vous aura tranquillisé. Encore une fois je suis loin du danger même s’il y avait une nouvelle tentative allemande dans notre région… Je pense que la lettre que je vous ai écrite hier soir vous parviendra un peu plus rapidement que la moyenne, je vous passerai en tous cas un bon télégramme demain. Si nous restons encore quinze jours au repos, je crois qu’avec la vie calme qu’on mène ici, je vais ré-engraisser, mais je n’y tiens pas du tout... [Lire la suite]
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28 octobre 2006

Lettre du [jeudi] 28 octopbre 1915. 7 h.

Ma chère Li. Vite un bonjour matinal avant que le vaguemestre enlève le courrier ; hier je vous ai écrit très longuement, mais j’ai presque du remords de vous en avoir trop raconté et de vous parler de moi par nos trop longues histoires. Les chiffres de ma lettre d’hier soir sont 960 - 160 - 5 - 5 - 2 et je crois une dizaine. Ma chère Li, on vous aime très fort, on a la plus grande confiance dans le S. C. mais comme on serait heureux si le S. C. nous donnait la certitude de l’après-guerre. Cet après-guerre est mon cauchemar !... [Lire la suite]
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26 octobre 2006

Lettre du [mardi] 26 octobre 1915.

Reçu aujourd’hui votre bonne lette de dimanche 24. - Je vous ai fait envoyer d’E. un télégramme qui finira je pense de vous tranquilliser sur ma précieuse santé. D’ailleurs vous devez être maintenant en possession de lettres vous annonçant que nous sommes au repos pour 15 jours au moins, loin des obus et des gaz de toute espèce. Quant aux questions de vent vous ne pouvez pas préjuger en Dauphiné du vent qui souffle en Champagne ; d’autre part pour que les Boches puissent nous envoyer des gaz, il faut un vent très, très faible,... [Lire la suite]
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24 octobre 2006

Lettre du [dimanche] 24 octobre 1915.

[...] Aujourd’hui, dimanche, tout commence à se tasser et je pense avoir le temps de vous écrire un peu longuement. Je viens de recevoir vos deux lettres du 22 au crayon, elles ne manifestent aucune inquiétude à mon égard, d’où je conclus que vous n’avez pas du lire les communiqués du 20 et du 21, ce dont je suis bien heureux ; j’espère d’autre part qu’un télégramme que j’ai lancé le 21 soir a dû vous toucher le 22 à votre retour de Lyon et vous a tranquillisée sur mon sort si vous étiez inquiète. Vous qui prétendez avoir le don de... [Lire la suite]
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22 octobre 2006

Lettre du [vendredi] 22 octobre 1915. 14 h.

J’ai enfin passé une bonne nuit dans un bon lit et j’en avais besoin. Il me reste un sécrétion abondante de la gorge, sécrétion un peu verdâtre et les jambes absolument coupées, à tel point que je suis incapable de descendre un escalier sans me tenir aux murailles ; c’est sans doute le résultat d’une très légère intoxication par les gaz chlorés ; mais ne soyez nullement inquiète, je serai remis demain ; je reste seul ici du régiment jusqu’à ce soir, pour passer le service à nos successeurs, car nous allons nous refaire à l’arrière ce... [Lire la suite]
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21 octobre 2006

Lettre du [jeudi] 21 octobre 1915. 16 h.

[…] Le temps n’est pas favorable aux gaz Boches aujourd’hui et je pense d’ailleurs que le peu de succès de leurs tentatives les rendront prudents pour longtemps ; j’ai bon espoir que tout ira bien par ici. […] Evidemment les lits prêtés à l’ambulance de Nivolas vont vous faire défaut. J’espère que vous pourrez les récupérer. […]
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21 octobre 2006

Lettre du [mercredi] 20 et [jeudi] 21 octobre 1915.

Nous voici rentrés dans nos pénates au pays du berger, après 30 h. très agitées, une attaque allemande repoussée et pas mal de dégâts provoqués par les gaz asphyxiants que ces saligots aidés par un vent favorable nous ont envoyé en abondance ; les pertes par projectiles ont été insignifiantes mais celles par asphyxie l’ont été davantage ; mais, je crois que la plupart des hommes indisposés se remettront. Chère Li je suis assez fatigué après une journée très fatigante et une nuit pour ainsi dire sans sommeil, sur un peu de paille... [Lire la suite]
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19 octobre 2006

Lettre du [mardi] 19 octobre 1915. 21 h.

Journée de bataille, gaz asphyxiants, bombardement effroyable et grâce au bon S. C. votre serviteur est intact. Ce matin quand le chlore a commencé à arriver, j’ai fait mon acte de contrition, recommandé mon âme à Dieu et nous sommes partis pleins d’entrain, le colonel, moi, quelques agents de liaisons, pour le poste de commandement du colonel du secteur ; il pleuvait de la fonte et le bruit était effroyable ; nous n’avons eu que la fin du nuage gazeux mais nos premières lignes en ont pas mal souffert. Le bombardement a duré jusque... [Lire la suite]
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17 octobre 2006

Lettre du [dimanche] 17 octobre 1915. 15 h.

Aujourd’hui contrairement à son habitude, le brouillard est resté très épais jusqu’à midi ; depuis le soleil a percé, mais il n’est pas très brillant. Jusqu’ici pas de pépins, ce sera peut-être pour un peu plus tard car il est bien rare que la ration quotidienne nous soit épargnée, mais ce sont des pépins de camelote. - Je suis parti d’ici à 10 h. comme je vous l’écrivais ce matin, et suis allé déjeuner à V.A. avec quelques camarades de l’état-major du régiment (porte-drapeau, officier d’approvisionnement, officier payeur) que leurs... [Lire la suite]
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17 octobre 2006

Lettre du [dimanche] 17 octobre 1915. 7 h. 30.

Hier encore de nombreuses bandes d’oies (finalement ces oies sont des grues) ont passé au dessus de nous, venant des lignes allemandes où leur passage était salué par une copieuse fusillade. Excellent moral. Je pense, aujourd’hui en l’honneur du dimanche, aller déjeuner en ville, c’est à dire dans le village où j’étais avant celui-ci et où sont restés la plupart des hommes de l’état-major du régiment, avec monsieur Ribes et d’autres officiers.
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