*Permissionnaires. – Partiront le 19 en date du 20 courant : 4e Cie. : Roux ; 5e Cie. : Sauvage adjudant – le 20 en date du 21 : 3e Cie. Lugal ; 2e Cie. Tramier caporal ; 1re Cie. Clairefond caporal – le 21 en date du 22 : 1re Cie : Marandon ; 2e Cie. Manin adjudant – le 22 en date du 23 : 3e Cie Mayard ; 4e Cie. Chayne ; 5e Cie. Toquebiol.

Ils seront rendus à Verzenay, au bureau de la CHR. la veille du jour fixé pour leur départ à 18 h. 30.

*Munitions. – Par suite de nouvelles instructions la répartition des cartouches doit être la suivante : sur l’homme : 11 paquets = 88 cartouches ; - au train de combat : 103 cartouches : soit au total 191 cartouches. Les approvisionnements de secteur sont indépendants de l’approvisionnement régimentaire ci-dessus ; ce dernier doit toujours rester au complet ; sauf cas d’extrême urgence les hommes aux tranchées doivent se servir des cartouches de secteur et ne pas toucher à leurs 88 cartouches personnelles. – En exécution de ces nouvelles instructions, les compagnies de Verzenay verseront au magasin 32 cartouches par homme (soit 120-88) ; les deux compagnies du 2e bataillon partant ce soir pour les tranchées feront ce versement aujourd’hui même et les autres compagnies du régiment feront ce versement de 32 cartouches par homme au fur et à mesure de leur passage à Verzenay. Le sergent-major artificier Nizier recevra des instructions au sujet du réapprovisionnement des caissons de munitions.

Donc ce soir, versement de 32 cartouches par homme pour les 6e et 7e ; demain pour les 5e, 8e et 10e compagnies. Le garde magasin enregistrera le nombre de cartouches versées par chaque compagnie et prendra les plus grandes précautions pour que le papier des paquets ne soit pas déchiré. Il est bien entendu qu’après le mouvement de cartouches tous les hommes armés du fusil devront avoir sur eux 88 cartouches.

*Organisation aux tranchées. – Il ressort d’instructions verbales données hier matin au lieutenant-colonel que le général commandant le 38e CA. Compte absolument sur le 118e pour contribuer, avec les troupes actives, à la défense énergique du secteur. Mais en raison de l’âge et du recrutement du régiment, l’effort quotidien demandé aux hommes ne peut être soutenu et efficace que s’ils se trouvent dans des conditions particulières d’installation et de sécurité leur permettant de résister sur place, sans avoir à participer à ders marches ou contre-attaques qui dépasseraient leurs forces physiques, malgré toute leur bonne volonté. En conséquence, les chefs de bataillon, capitaines et officiers devront, dès maintenant et sans perdre une minute organiser les tranchés, abris, boyaux, etc. de telle sorte que leurs hommes y trouvent, en tout temps, un repos, une tranquillité et si possible un confort relatif, tels qu’ils soient à même d’en sortir rapidement, avec tous leurs moyens, bien dans la main de leurs chefs, pour se porter rapidement, à leurs postes de combat. Rien ne doit être ménagé pour cela et chacun doit s’ingénier par touts les moyens possibles à améliorer l’organisation intérieure et protectrice des abris, cagnias et gourbis.

*Le soldat Brément Paul cl. 1893, 4e Cie., désigné pour être détaché dans une usine, sera mis en route demain matin 19 courant sur le dépôt, aligné en solde et vivres pour deux jours et rayé le 21 courant ; il sera rendu ce soir à 18 h. au bureau de l’officier de détails. – Le caporal Grand Emile cl. 1894, 5e Cie. (équipe fils de fer) sera mis en route le 20 au matin dans les mêmes conditions s’il adresse demain matin au colonel, une demande de remise volontaire de galons.

*Deuil. – Le lieutenant-colonel a la douleur de faire part au régiment de la mort du soldat Bérard*, 12e Cie., décédé des suites de ses blessures de guerre le 12 septembre, à l’ambulance 1.

Le lieutenant-colonel commandant le 118e territorial. Signé : Nanta

*Bérard Félicien Lucien, soldat de 2e classe au 118e RIT., mort de blessures de guerre le 12 septembre 1915 à Louvois (Marne). Il était né le 19 avril 1875 à Oppède (Vaucluse) et il est inscrit à Cucuron (Vaucluse).